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Montreal
Un espoir pour les familles à faible revenu

Elles peuvent désormais devenir propriétaires grâce à Habitat pour l’humanité

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L'informateur
Rivières des Prairies
Photo de l'auteur, Audrey Gagnon
Audrey Gagnon
audrey.gagnon@transcontinental.ca
Article mis en ligne le: 25.02.2004

Le vent pourrait bientôt tourner pour trois familles à faible revenu de l’est de Montréal qui, grâce à l’organisme Habitat pour l’humanité, verront leur rêve d’être un jour propriétaire devenir réalité.

L’arrondissement Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est pourrait être l’hôte, d’ici 2005, de trois nouvelles constructions qui abriteront des familles de trois enfants et plus dont le revenu moyen ne dépasse pas le seuil de pauvreté.

«Habitat pour l’humanité possède actuellement trois terrains sur le boulevard Perras [dans Rivière-des-Prairies] mais ceux-ci ne dispose d’aucune infrastructure. On aimerait bien les échanger pour d’autres terrains afin de débuter la construction de trois nouvelles maisons pour les familles à faible revenu», explique Maria-Thérésa Corredor, directrice du comité de l’est pour l’organisme fondé en 1968 en Georgie, aux États-Unis, par une riche américaine du nom de Linda Fuller et son mari. La mission première de l’organisme à but non lucratif est de construire des maisons unifamiliales pour loger les familles à faible revenu.

Depuis sa fondation, l’organisme a permis la construction de 135 000 maisons à travers le monde, dont 500 au Canada. L’organisme tarde cependant à faire sa marque au Québec où seulement trois résidences ont été érigées depuis 1998 dans le quartier St-Henri.

Les trois constructions prévues pour l’arrondissement RDP/PAT/Mtl-Est seraient donc une étape importante à l’expension de l’organisation au Québec et à Montréal.
«Nous avons plusieurs terrains qui nous ont été donnés ou que nous avons acquis sur l’île de Montréal mais cette année, notre priorité sera mise dans l’Est où les besoins sont criants», mentionne Mme Corredor.

La survie d’Habitat pour l’humanité est assurée grâce aux dons des grandes entreprises ou de particuliers. Qu’ils soient en argent ou en matériel (outils, matériaux, etc.), tous les dons sont acceptés. L’organisme travaille par ailleurs avec des spécialistes pour mettre en place les infrastructures de base et le reste de la construction des maisons est assumé par des bénévoles. À ce sujet, les familles sélectionnées doivent elles-mêmes donner 500 heures de bénévolat à la construction de leur maison. «Les familles bénévoles font leurs heures dans des domaines où elles ont des aptitudes, spécifie Maria-Thérésa Corredor. Ça peut être autant au sein du comité que sur le chantier.»

Les autres critères observés pour la sélection des familles est d’abord le désir de vouloir une maison. Les familles doivent également travailler, elles ne peuvent être sur l’aide sociale, mais leur revenu doit être considéré comme faible. Elles doivent enfin s’engager à défrayer les coûts de l’hypothèque sur une période de 25 ou 30 ans, sans aucun intérêt, à un montant qui ne dépassera pas 25 % de leur budget. Une fois tous ces critères remplis, une enquête sera effectuée sur les familles choisies afin de s’assurer de la validité des informations fournies sur la fiche d’inscription.

Une fois qu’elles sont propriétaires, les familles s’engagent à ne pas se départir de la maison avant au moins 12 ans et si elles souhaitent la vendre après ces années, elles devront d’abord le faire auprès de Habitat pour l’humanité qui pourra revendre la maison à une autre famille dans le besoin.

La directrice du comité de l’est est d’avis que la construction de telles maisons permet à des familles de se bâtir une fierté et une dignité et change l’image que la société peut parfois avoir d’elles. Les gens sont propriétaires, au même titre que quiconque procède à l’achat d’une maison en passant par la banque.


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